Guide · Sauvegardes
Sauvegarde WordPress : une stratégie réellement utile
Quoi sauvegarder, où, à quelle fréquence, combien de temps, et la seule vérification qui rend une sauvegarde crédible.
Réponse courte
Qu’est-ce qu’une bonne sauvegarde WordPress ?
Une sauvegarde utile couvre les fichiers et la base de données, vit ailleurs que sur le serveur du site, se fait à une fréquence proportionnelle à ce que vous accepteriez de perdre, et a déjà été restaurée au moins une fois pour vérifier qu’elle fonctionne.
Le dernier point est celui qui manque presque toujours. Une sauvegarde qui n’a jamais été restaurée n’est pas une garantie de récupération : c’est une intention de récupération.
Ce qu’il faut sauvegarder, et ce qui manque souvent
Un site WordPress vit dans deux endroits, et il faut les deux.
Les fichiers contiennent le thème, les extensions et surtout vos médias : photos, documents, pièces jointes. C’est le plus volumineux.
La base de données contient tout le reste : pages, articles, réglages, comptes, commandes, entrées de formulaires. C’est le plus petit et le plus précieux.
Une sauvegarde qui ne prend que les fichiers laisse un site vide de contenu. Une sauvegarde qui ne prend que la base laisse un contenu sans images ni fonctions. Les deux ensemble, prises au même moment, forment un point de retour cohérent.
À retenir
Sauvegarder les fichiers et la base séparément, à des moments différents, produit deux moitiés qui ne se recollent pas forcément. Elles doivent être prises ensemble.
Où les garder
La règle est courte : pas au même endroit que ce qu’elles protègent.
Une sauvegarde stockée sur le serveur du site disparaît avec lui. Un serveur compromis, un disque défaillant, un compte d’hébergement suspendu : dans les trois cas, la copie part avec l’original.
Un espace de stockage distant, un autre fournisseur, ou même une copie régulière téléchargée et rangée ailleurs suffisent à rompre cette dépendance.
Attention
Une sauvegarde accessible publiquement est un problème de sécurité, pas une protection. Un fichier d’archive déposé à la racine du site pendant une migration et jamais retiré expose l’intégralité de votre base de données, mots de passe compris.
À quelle fréquence
La bonne question n’est pas « quelle fréquence est recommandée », mais combien de travail acceptez-vous de refaire. C’est ce qu’on appelle le point de reprise : l’écart maximal entre la dernière sauvegarde et l’incident.
| Type de site | Ce que vous perdriez | Fréquence raisonnable |
|---|---|---|
| Vitrine qui change peu | Rien, ou une correction de texte | Chaque mois, et avant chaque intervention |
| Site avec formulaires | Les demandes reçues depuis la dernière copie | Chaque semaine, et avant chaque intervention |
| Blogue ou site actif | Les publications récentes | Chaque semaine au minimum |
| Boutique | Des commandes et des paiements | Chaque jour, parfois plus souvent |
Dans tous les cas, une sauvegarde avant chaque intervention technique, quelle que soit la fréquence régulière. C’est le point de retour de la méthode de mise à jour.
Combien de temps les garder
Garder uniquement la dernière sauvegarde est une erreur fréquente. Certains problèmes ne se voient pas tout de suite : une base corrompue, un contenu supprimé par erreur, une compromission discrète. Si votre seule copie date d’hier et que le problème date de la semaine dernière, elle contient déjà le problème.
Une rétention utile garde plusieurs points dans le temps : quelques jours récents, quelques semaines, et un point mensuel. Cela ne coûte pas grand-chose en stockage et change tout le jour où il faut remonter loin.
Détail technique
Les termes techniques que vous verrez : le RPO est ce que vous acceptez de perdre, exprimé en temps. Le RTO est le temps que vous acceptez de rester en panne pendant la restauration.
Un RPO d’une journée avec un RTO de quatre heures est un objectif ordinaire pour une PME. Le formuler, même approximativement, oriente toutes les autres décisions de ce guide.
Les sauvegardes de l’hébergeur suffisent-elles ?
Elles sont utiles et ne coûtent souvent rien. Elles ne suffisent pas toujours, pour trois raisons.
Leur rétention est parfois courte, quelques jours seulement. Leur restauration est parfois tout ou rien, sans possibilité de récupérer un seul fichier ou une seule table. Et surtout, elles vivent chez le même fournisseur : un compte suspendu ou un incident chez l’hébergeur emporte le site et ses copies.
La combinaison raisonnable est simple : garder celles de l’hébergeur, et en ajouter une, chez quelqu’un d’autre.
Tester une restauration, une fois
C’est la seule étape qui transforme une sauvegarde en garantie. Elle se fait une fois, prend une heure, et répond à des questions qu’on ne se pose qu’au mauvais moment.
Ce que le test doit établir
- L’archive s’ouvre une sauvegarde corrompue ne se voit qu’à l’ouverture.
- Le site remonte complet pages, images, réglages, comptes, et pas seulement la page d’accueil.
- Vous savez le faire ou vous savez précisément qui appeler et combien de temps cela prend.
- Vous connaissez la durée réelle c’est votre temps d’indisponibilité le jour où ça arrive.
- Le contenu le plus récent est là la sauvegarde couvre bien ce que vous croyiez qu’elle couvrait.
Chez Repère, une sauvegarde peut faire partie d’une intervention d’entretien lorsqu’elle est nécessaire, et nous la vérifions. Nous ne fournissons pas actuellement une infrastructure autonome de sauvegarde avec fréquence garantie, rétention et copies hors site gérées comme un service distinct.
À retenir
Une sauvegarde qui n’a jamais été restaurée n’est pas une garantie de récupération. C’est une intention de récupération.
Questions fréquentes
Une extension de sauvegarde suffit-elle ?
Elle fait le travail si elle envoie les copies ailleurs que sur le serveur du site et si vous en avez restauré une au moins une fois. Une extension qui dépose ses archives dans le dossier du site ne protège que des erreurs humaines, pas des pannes de serveur.
Faut-il sauvegarder avant chaque mise à jour ?
Oui, et c’est la sauvegarde la plus rentable de toutes. C’est elle qui transforme une mise à jour ratée en contretemps de dix minutes.
Combien de temps garde-t-on une sauvegarde ?
Assez longtemps pour couvrir un problème découvert tardivement. Quelques jours récents, quelques semaines, et un point mensuel couvrent la grande majorité des cas.
Comment savoir si ma sauvegarde fonctionne ?
En la restaurant une fois, de préférence ailleurs qu’en production. C’est la seule réponse, et il n’en existe pas d’autre.
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